Le keikogi

Le keikogi

 

Le mot keikogi, tenue d’entraînement, vient du mot keiko, un entraînement martial possédant un sens philosophique ou éducatif que n’a pas le mot renshu qui lui est rattaché à l’idée de sport. Le vêtement est appelé gi et se rapporte à chaque discipline : karaté gi, judo gi, ju jutsu gi, etc. Le vêtement est constitué d’une veste, uwagi, un pantalon, zubon, le tout maintenu par une ceinture, obi. C’est un élément essentiel pour mettre l’individu dans une bonne condition mentale. 

En arrivant au vestiaire, le budoka  va se débarrasser de ses vêtements civils. Le geste paraît anodin mais se faisant, il retire une enveloppe avec laquelle il se sécurise en exprimant une identité qu’il copie sur les idées de masses, créées et véhiculées par la mode.

La psychologie du budo préconise de jeter le masque et de mettre à nu sa personnalité afin que, comme dans un miroir, nous puissions nous voir tels que nous sommes, avec nos défauts, nos limites et nos possibilités. Se revêtir du keikogi est une manière de réaliser que, sur le tatami, les classes sociales et tout ce qui tend à différencier l’individu s’annule. L’ouvrier, le médecin, le policier, l’artiste sont tous identiques dans leur nature, tous sont des débutants et tous ont la même capacité de progresser selon leurs possibilités propres pour atteindre le but fixé.

Le keikogi est de couleur unie dénué de tout symbole décoratif. Il symbolise la pureté et la simplicité que doit posséder tout pratiquant. Il sera donc toujours propre et respecté. Le pliage du keikogi ne doit jamais être négligé car la recherche de la perfection doit commencer par des gestes simples. Bien entendu, ce pliage ne devra pas être exécuté de manière automatique mais sera un acte posé avec conscience et avec une participation totale de soi. Tout est dans le motif et non dans l’acte lui-même. L’important et le banal sont des concepts mentaux et sourire de ces conseils prouve que l’on n’est pas encore capable de vivre autrement que dans sa nature inférieure.

Résumé de « BUDO, l’esprit des arts martiaux » de Michel Coquet.

Thierry Feraut

Yondan ju jutsu DNBK

WABI ju jutsu Nalinnes.

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